Info-Documentation Septembre 2018 + lauréate du prix Manon-Bourget volet étudiant 2018

Notre numéro trimestriel de l’Info-documentation  Septembre 2018 vient tout juste de sortir! Nous vous donnons l’occasion de lire les articles concernant les lauréates du prix Manon-Bourget 2018.

Bonne lecture!

Lauréates Prix Manon-Bourget 2018

 

Prix Manon-Bourget – Volet étudiant
Sréphanie Pitre
par Lydiane Côté

La qualité du dossier de mise en candidature de Mme Stéphanie Pitre, étudiante au Collège Lionel-Groulx, a littéralement charmé le comité du prix Manon-Bourget, de sorte qu’il ne faisait aucun doute que celle-ci s’avérait une lauréate de choix pour l’édition 2018, volet étudiant.

Depuis l’automne 2016, Mme Pitre travaille avec énergie et détermination à titre de chercheuse au sein du Groupe de recherche en techniques de la documentation (TDO) du Collège Lionel-Groulx (le GRECH TDCLG, www.tdclg.grech.clg.qc.ca). Grâce à la grande qualité et à la justesse de ses travaux et au professionnalisme dont elle fait preuve pour mener à terme les mandats qu’on lui confie, elle a contribué à faire rayonner le programme d’études des TDO de même que la profession au-delà des limites du collège.

Stéphanie Pitre, lauréate, et Christian Fortin, comité prix Manon-Bourget

En plus de sa contribution au groupe de recherche, Mme Pitre s’implique activement lors des portes ouvertes du Collège Lionel-Groulx, devenant une fière ambassadrice du programme d’études grâce à ses aptitudes relationnelles. En effet, collègues étudiants et professeurs ne tarissent pas d’éloges à son égard, soulignant au passage qu’elle est « dotée d’une solide éthique professionnelle et de fines compétences de travail d’équipe ».

Son parcours collégial se conclut sur un piédestal, puisqu’elle a aussi reçu une bourse d’encouragement aux études de la Fondation du Collège Lionel-Groulx, preuve non seulement qu’elle est une étudiante d’exception, mais qu’elle est aussi promise à un brillant avenir. Dans le but d’en apprendre davantage sur elle, je vous invite à lire l’entrevue qui suit afin de découvrir comment elle entrevoit son avenir et celui de notre profession. Bonne lecture !

Lydiane Côté, pour le comité du prix Manon-Bourget

 

Que signifie pour vous le fait d’avoir gagné le prix Manon-Bourget ?

 S. P. Le prix Manon-Bourget a été créé en l’honneur de cette femme qui s’est illustrée comme technicienne en documentation. Manon Bourget représente un modèle d’inspiration et, en recevant ce prix, je ne peux que suivre son exemple et me dépasser au quotidien dans l’exercice de ma nouvelle profession.

Ce prix est une belle marque de reconnaissance à la fois de la part de mes pairs, techniciens en documentation, et de mes enseignants du Collège Lionel-Groulx. J’ai mis beaucoup d’efforts et d’énergie dans mes études lors des trois dernières années, et cette reconnaissance me fait sincèrement chaud au cœur. C’est une magnifique façon de conclure mes études et de vivre mon insertion sur le marché du travail. Je suis fière de moi !

 

Qu’est-ce qui vous a amenée à choisir des études en techniques de la documentation ?

 S. P.     Il y a de nombreux techniciens en documentation dans mon entourage. Mon amoureux et plusieurs de mes amis ont suivi la formation. En les côtoyant, j’ai beaucoup entendu parler de ce programme dont j’ignorais complètement l’existence auparavant. Tranquillement, j’ai compris que j’y serais à ma place et que cette profession correspondait complètement à ce que je recherchais. Moi qui avais essayé tellement fort et tellement souvent de trouver le programme d’études qui me convenait… j’avais enfin trouvé ! Je l’ai su dès les premiers cours et les premières visites de milieux.

 

Quels sont vos projets après votre formation ?

 S. P. À la fin de mes études, j’avais quelques objectifs en tête. À court terme, c’est-à-dire d’ici la fin de l’automne : avoir trouvé un emploi dans le domaine de la documentation. À moyen terme : travailler en bibliothèque publique, milieu que j’adore et qui me passionne. À long terme : obtenir un poste permanent en bibliothèque publique, si possible près de chez moi.

Actuellement, je me considère extrêmement privilégiée de travailler à la Bibliothèque Paul-Mercier de la Ville de Blainville. J’y occupe un poste permanent de technicienne en documentation au sein de l’équipe d’animation et de référence.

Mes projets sont donc de me réaliser dans mon milieu de travail et de développer continuellement mes compétences et mon savoir-faire. Je veux devenir une meilleure animatrice et donner le goût de la lecture aux jeunes enfants qui participeront à mes heures du conte. Je veux aussi être une technicienne professionnelle et à l’écoute des usagers qui viendront me consulter au bureau de référence. J’ai l’intention de poursuivre mon implication dans le Groupe de recherche TDCLG du Collège Lionel-Groulx. Si j’ai le temps et l’énergie nécessaires et que l’occasion se présente, j’aimerais m’impliquer auprès de mon association professionnelle, l’APTDQ.

 

Comment évoluera, selon vous, notre profession dans les prochaines années et décennies ?

 S. P. Il va de soi que notre profession évoluera au fil des années. Je crois profondément que celle-ci deviendra encore plus importante pour les usagers en bibliothèque. La technologie se développe à une vitesse fulgurante et le fossé se creuse entre les différentes générations. En effet, une partie des usagers peine à utiliser la technologie de façon optimale, alors que l’autre ne peut vivre sans. La cohabitation de ces deux profils d’usagers constituera un grand défi pour les bibliothèques et les techniciens qui y travaillent. Nous devrons continuellement mettre à jour nos connaissances technologiques afin de répondre adéquatement aux besoins diversifiés de notre clientèle. Nous porterons à la fois le chapeau d’expert et de vulgarisateur.

J’ai l’impression que la bibliothèque publique demeurera un lieu accueillant et accessible à tous. Ce lieu public rassembleur constituera toujours un espace de rencontres, un espace citoyen, un lieu de promotion de la littérature et de la culture et bien plus. Le livre restera toujours au cœur de la bibliothèque, mais les services qui y sont offerts prendront davantage d’importance. Pour cette raison, je pense que les bibliothèques publiques seront à la recherche de techniciens en documentation polyvalents qui possèdent des habiletés sociales marquées favorisant le travail avec le public.

À cette époque où l’on entend parler de fake news et où les réseaux sociaux constituent la principale source d’information pour plusieurs, le technicien en documentation peut contribuer à développer l’esprit critique de l’usager. Il doit lui-même être vigilant et rigoureux envers la fiabilité d’une source d’information afin de bien guider sa clientèle.

Finalement, je suis optimiste et je crois que notre profession évoluera aussi auprès des décideurs et des politiciens et que notre rôle prendra encore plus de valeur à leurs yeux. Professionnels de l’information, c’est à nous de faire rayonner nos belles professions. Que vous soyez technicien en documentation, archiviste ou bibliothécaire, soyez fiers de votre choix de carrière, parlez-en avec enthousiasme et surpassez-vous dans vos milieux !

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